Ca fait un bon bout de temps que je n'ai pas ecrit une lettre, ce clavier me manque, et ce son amère que produisent mes mains sur les boutons usés me manque aussi. une nouvelle année vient de commencer, et il me semble qu'elle prendra fin demain ou après demain, telle ses precedentes..C'est parce que le temps va si vite que l'on ne s'aperçoit même plus de ce que Nous avons achevé, de bien ou de mal peu importe. C'est ce meme temps qui nous giffle a chaque passage, dans une tentative vaine de nous reveiller, et nous montrer les choses en realité, essayant de sauver le desastre de se produire..et nous, Nous restons comme nous l'avons toujours été, bouche bée, les yeux fermés, cette adresse d'aveugles que nous avons, qui reste inexplicable d'ailleurs, nous rend la vie, autr chose que vie, et nous rends nous meme autres que nous. Je n'essaie pas de philosopher, car on ne peut me comparer à ceux qui aiment Sophie, faute de raison, faute de concentration, faute de volonté peut-etre, certainement faute de confiance. Cette confiance qui m'echappe à chaque fois que je m'en approche, qui s'enfuit et s'enroule sur elle même, me laissant sans secours, seul, dans cet ocean qu'on a tendance à appeler Vie, ne serait-ce qu'un passage pour atteindre la rive ? Dites moi si ce n'est que ca ! Les faits se bousculent dans ma tête, mes emotions sent decidement incontrolable, je ne peux plus chavaucher mon esprit, pas la moindre capacité pour le dompter, je suis devenu Dominé par un Dominant qui habite le même corps, et cette envie ardente que tout ca, soit juste un mauvais rêve, un cauchemard affreux qui prendra fin quand mon reveil en decidera, j'attends septs heures du matin, et elle n'arrive pas, le reveil ne sonne pas, moi je ne dors pas, et je continue ma marche sur ce sentier ternebreux, attendant septs heures, attendant le reveil, je continue a croire que tout finira un jour, que je ne devrais pas paniquer, que je ne devrai pas avoit peur du noir, que je ne devrai pas avoir peur du temps, que je ne devrai pas avoir peur de mon esprit, qu'il sera dompté un jour ou l'autre, que je le chevaucherai la tete haute quand il sera enfin septs heures. Ceci était une recreation, une tentative de remettre en question plein plein de chose, de me vider, et embrasser ce clavier qui me retient apres chaque ligne, qui ne veut pas me laher avant que je gerbe tout, avant que je cesse de sonner, sonner l'alarme de cette vie, qui n'a plus d'issue de secours. Sur ce, je replonge dans mes x et mes y, mes Arctan et suites, et ces mathematiques de l'abstrait qui nous rend malade plus que nous le sommes ..